Un tout petit aperçu de "Folies" avec quelques extraits Dans la savane, Sous le baobab des sages, Un vieillard, appuyé sur une canne Observe les pacages, A l'abri de la lumière, Une occupation coutumière, Là-bas travaille sa famille. Tout est tranquille. .................... A Goré, un nouveau peuple est né, C'est celui des enchaînés. Dans d'énormes barques à étages Entassés, serrés, maltraités Pendant des semaines subissant d'horribles ravages Ballottés par des flots déchaînés Les malheureux ne voient que peu la lumière Ils ont perdu la notion de l'hier.
Les uns sur les autres se souillant, Vomissant, pissant, déféquant. Déchirées par les fers, Pourrissent les chairs. Une ombre passe, jette la nourriture La souffrance n'est plus que murmures, Car à crier sans fin on s'épuise. Les belles peaux sont devenues grises. ..................................... Je puis maintenant chanter Ma terre colorée, Aux senteurs poivrées, Aux eaux enchantées Où l'hibiscus rougeoyant Brille dans le soleil couchant. Je puis laissé pleurer ma joie Après avoir, si longtemps, pleuré d'effroi. |
Des tours sont tombées, Un peuple renaît, Un autre est bafoué Par celui qui fut martyrisé. Sommes nous en état de survie ? Quel est le mystère de la vie ? Qu'y avait-il avant le big-bang ? Qu'est ce que l'espace infini ? Et le ying et le yang ? Ne s'agit-il que de théories ?
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Dans la chaleur de la nuit, Tombes rafraîchissante pluie, Rends les femmes frissonnantes Et leurs robes glissantes. Dans la pénombre complice Des mains se saisissent Les êtres s'étreignent Les lumières s'éteignent
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Bonjour, bonjour, les petits enfants ! Bonjour, bonjour, les grands parents ! Avec lui, la vie est limpide, Fini l'insipide. Plein d'indulgence, Il pardonne toutes les négligences. Par la cheminée, il apparaît, Dans la fumée, il disparaît, Voufff !! Il était là ! Il est déjà là-bas !
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C'est la canicule. Les vieux arbres se meurent. Sans eau, la vie capitule Et disparaît dans la stupeur. |
Mais voilà ce qui m'arrive, Je suis maintenant sur l'autre rive. Le temps n'est plus à la réflexion, C'est celui de compter mes actions. Et je regarde ce que j'ai en moi Et ce que je vois, m'effroit.
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Les ténèbres règnent. Dans nos esprits, des images spectrales Réveillent des terreurs ancestrales. La terre saigne. Nous implorons les dieux De ne pas aller chez nos aïeux.
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L'apprenti sorcier, En chassant le dictateur A libéré, un autre démon, Dont il est le nourricier, Semant la terreur. Et là, un corps nu, sanglant, Jeté sur les barbelés, Les membres écartelés ; Je le contemple en sanglotant, C'est mon épouse bien-aimée.
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D'un coup d'aile, l'horreur A pénétré dans nos cœurs. D'un coup d'aile, la mort A pulvérisé les corps. Dans un bruit de tonnerre S'entrouvre la terre. C'est un jour de malheur, C'est un jour de terreur. Le souffle des ténèbres A effacé les tours célèbres, A la vitesse de l'éclair, A meurtri les chairs. Silence, Immense.
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J'ai 5 ans et je suis grand, Mon petit frère a 1 an, J'ai 5 fois son âge Je suis un sage.
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L'enfant est seul, Assis près de la fenêtre, Il rêve, il s'esseule. Bientôt il va disparaître Dans un monde invisible Où rien n'est impossible.
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Etes-vous d'humeur morose ? Vous ne voyez plus la vie en rose ? Consultez le docteur Carambole Celui qui fait des cabrioles.
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Démesure Une fois, dans la rue, j'ai vu un homme cracher si fort que sans y prendre garde, il cracha son âme.
Transformation
Tout le monde s'écria : Et cela parce qu'il écrivait des choses que personnes ne comprenait. Il n'y avait d'ailleurs rien à comprendre. Ce fut pour lui un grand amusement. Un jour, il les crut :
- Mon Dieu ! pensa-t-il, je suis un génie !
Aussitôt, de l'état de génie, il passa à celui de paon.
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Chapitre II
Je ne sais où je suis, ni depuis combien de temps j'y suis.
L'espace est blanc, murs, draps, plafond, les personnes qui entrent et sortent, même leurs voix sont blanches avec un son ouaté. C'est bizarre.
A l'école je passais des examens blancs, c'est à dire sans importance ; suis-je dans un monde sans importance ? Une dame me dit :
- ah ! Vous ouvrez les yeux ! Tout va bien, rassurez vous
- A l'hôpital, vous avez eu un malaise, vous vous souvenez ?
- Non. Je ne me souviens de rien.
- Comment vous appelez-vous ?
- Mon nom….. ? je ne sais pas !
- Ça ne fait rien, c'est le choc ; ça va vous revenir doucement.
La dame est partie et depuis je cherche mon nom, c'est angoissant.
Sur la table de chevet il y a un calendrier, je lis tous les prénoms qui y figurent mais aucun ne retient mon attention, toutefois Edwige me plaît bien mais je ne crois pas que ce soit ça ; il va pourtant falloir que j'en trouve un, sinon comment va-t-on s'adresser à moi. |
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